Discours de l'Ambassadeur
DISCOURS DE L'AMBASSADEUR JANET A. SANDERSON À L'OCCASION DE LA CELEBRATION DE L'INDÉPENDANCE DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE
LE 2 JUILLET 2007
Son Excellence Monsieur le Premier Ministre;
Son Excellence le Ministre des Affaires Etrangèrs de la République d’Haiti;
Mesdames et Messieurs, Honorables Membres du Cabinet du Premier Ministre;
Mesdames et Messieurs, Honorables Membres du Parlement Haitien;
Mesdames et Messieurs, Membres du Corps Diplomatiques;
Chers Compatriotes américains;
Honorables Invités:
Merci de vous joindre à nous ce soir pour célébrer le deux-cent trente et unième anniversaire de la signature de la Déclaration de l’Indépendance des Etats-Unis. Ce jour symbolise pour tous les Américains – et pour le monde entier – le pouvoir des principes de la liberté et le rêve irréfutable de la paix, de la prospérité et de la justice.
En tant que deux pays qui ont connu des luttes de révolution et des troubes civiques, les Etats-Unis et Haiti sont liés par ces rêves de paix et de liberté. Nous partageons aussi la compréhension que le prix de la liberté est élevé – mais encore plus onéreux de la perdre.
En tant qu’Américains, nous sommes maîtres de notre destin. Nous souhaitons qu’il en soit de même pour nos amis Haitiens. Les Etats-Unis se tiendront aux côtés du peuple haitien pendant qu’il procède à la reconstruction de leur pays. Nous applaudissons votre détermination de renforcer la justice et l’égalité au bénéfice de votre peuple, de faire face vigoreusement aux défis tels que la corruption, l’insécurité et la pauvreté, de prendre des décisions difficiles qui, cependant, sont nécessaires pour amener l’espoir en Haïti. Comme vous, nous ne sous-estimons pas les problèmes qui vous attendent, mais nous savons qu’il n’y a pas d’autre choix que d’agir de façon déterminante et d’avancer.
La déclaration nous dit que chaque personne peut apporter sa contribution.
Chaque jour je rencontre des Américains comme Conor Bohan, un invité présent ce soir, qui fait la différence. Monsieur Bohan a donné l’espoir à une jeune fille qui s’était inscrite à une école de secrétariat d’accomplir son rêve le plus cher de devenir médecin. Aujourd'hui, Dr. Isemonde Joseph est un médecin qui a débuté sa carrière au principal centre mondial pour la recherche sur le VIH, GHESKIO. De son côté, Conor Bohan a créé une organisation dénommée HELP qui aide les jeunes Haïtiens et Haïtiennes à réaliser leurs rêves. HELP sera représentée à la conférence de la Maison Blanche des Amériques la semaine prochaine, en vue de partager sa vision avec les autres.
Cet esprit d’entraide est partout. L'état de la Floride a institué un «Corps de la Paix» spécialement pour Haïti et la Caraïbe. Des médecins d’Austin, de Tennessee et de Chicago sont venus en vue de prodiguer des soins de santé aux Haïtiens. Des femmes de l’état de la Californie ont aidé des mères vivant dans les milieux ruraux à exporter leurs œuvres artisanales aux Etats-Unis. Aujourd’hui vous allez rencontrer des Américains venant de partout animés d’un désir de travailler en Haïti.
Au nom du peuple américain, je salue mes compatriotes pour leur dévouement et leur engagement. Vous enrichissez nos relations avec le peuple haïtien, et j’espère que vous serez aussi enrichis de vos expériences ici. Vous représentez en effet l’optimisme et l’espoir que nos pères-fondateurs ont visualisé pour le futur de l’Amérique.
Nous aussi, aux Etats-Unis, avons béneficié de nos relations avec Haiti. Les haïtiano-américians gérent des entreprises, occupent des postes gouvernementaux, contrôlent les principaux systèmes scolaires. Madame Edwidge Danticat nous a permis de connaître le monde des immigrés haitiano-américains. Le profeseur Michel Laguerre est le directeur du Centre de Globalisation et d’Information à l’Université de la Californie en Berkeley, qui m’a très fortement marqué. Nous ne manquerons pas de mentionner que le peintre américain le plus caractéristique, James J. Audubon, est originaire des Cayes.
En mil neuf cent quarante trois, le Président américain Franklin Delano Roosevelt a salué le Président Haïtien d’alors Elie Lescot lors d’un dîner à la Maison Blanche, indiquant:«Quand je mourrai, je pense qu’Haïti’ sera gravée dans mon cœur, parce que pendant toutes ces années, j’ai porté un intérêt très intense pour la République d’Haïti et le développement de son peuple d’une manière qui ne signifiera jamais l’exploitation par une autre nation. Ils doivent se développer pour eux-mêmes, et ils ont toutes les opportunités à travers le monde pour le faire.»
Ce soir, alors que nous célébrons l’anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis et pensons aux principes les plus importants de notre pays, permettez-moi de reprendre les mots du Président Roosevelt. Nous sommes ici ce soir pour démontrer notre grand interêt pour la République d’Haïti. Nous autres aussi, avons «Haïti» gravé dans nos cœurs. Alors que les Américains s’attèllent à realiser les objectifs décrits dans notre Déclaration d’Indépendance, nous espérons que nos amis haïtiens commencerons à concrétiser leurs espoirs et leurs rêves pour l’avenir.
Merci beaucoup.