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Nouvelles de l'Ambassade
 
 

Rapport des Droits Humains 2005

Introduction du Rapport sur les Pratiques relatives aux droits de l’homme dans les différents pays-2005 -Publiés par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail - 8 mars 2006

Rapport des Droits Humains pour Haïti

Publiés par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail.
8 mars 2006.


Haïti est une République dont la constitution réclame un président élu et un parlement bicaméral. Sa population est  d’à peu près huit millions d’habitants. Après la démission et le départ du Président d’alors Jean Bertrand Aristide, en février 2004, Boniface Alexandre, Président de la Cour de Cassation a assumé le poste de Président Intérimaire conformément à la Constitution. En mars 2004, Gérard Latortue a été installé comme Premier Ministre du Gouvernement Intérimaire d’Haïti (GIH) sur la recommandation faite au Président Alexandre par un Conseil des Sages. La mission première du GIH était de former un gouvernement d’unité nationale suite au départ d’Aristide et de créer une atmosphère favorable pour les élections présidentielles et parlementaires qui ont été éventuellement fixées au mois de février 2006. Bien que les autorités civiles aient généralement maintenu un contrôle effectif sur les forces de l’ordre, il y a eu des cas fréquents où des membres de la force publique ont agi indépendamment de l’autorité gouvernementale.

 

En avril 2004, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a autorisé le déploiement de 6700 soldats et 1622 policiers civils dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Les forces de la MINUSTAH ont confronté des défis croissants au niveau de la sécurité tout au long de l’année, donc, au mois de juin, le Conseil de Sécurité a adopté une résolution en vue d’augmenter le nombre de militaires et de policiers civils dans le pays. La MINUSTAH s’est concentrée sur l’établissement de la sécurité avant la date des élections.

 
Le  dossier  des droits de l'homme  du  gouvernement est  resté faible. Les abus systématiques orchestrés par le gouvernement ont cessé sous le GIH, mais les meurtres commis par représailles et la violence politiquement motivée ont continué à travers tout le pays. Divers acteurs différents ont perpétré de nombreuses violations des droits de l'homme tout le long de l'année et les problèmes suivants ont été  relevés à ce niveau :

 
-les meurtres arbitraires commis par la Police Nationale Haïtienne (PNH)
-les disparitions  imputées par la PNH
-la surpopulation et l’insalubrité des prisons
-la détention préventive prolongée et l’impunité légale
-l’utilisation excessive et parfois mortelle de la force lors des arrestations ou du contrôle des manifestations, souvent avec impunité.
-l’autocensure pratiquée par la plupart des journalistes
-la corruption répandue à travers toutes les branches du gouvernement
-la violence et la discrimination sociale contre les femmes
-la maltraitance des enfants
-le trafic interne des enfants et la main-d’œuvre domestique enfantine

 
Au cours des derniers mois de l’année, le GIH a fait des progrès dans l’amélioration de la PNH de même que dans des domaines clé de la réforme judiciaire. Malgré les retards et la mauvaise gestion des autorités électorales, plus de trois millions de citoyens se sont enregistrés pour le vote et se tenaient prêts à choisir parmi 35 candidats à la présidence et à pourvoir 129 sièges parlementaires lors des élections de 2006.

 
Il y a eu des rapports crédibles de meurtres arbitraires commis par certains membres de l’armée démobilisée (FAD’H) qui ont aidé à forcer la démission du Président Aristide, par les partisans du parti politique d’Aristide, Fanmi Lavalas (FL), et par des gangs soupçonnés d’être rémunérés et armés par des partisans de l’ex-Président Aristide.

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