Rapport sur les Droits de l'Homme
Respect des Droits Politiques
Section 3. Respect des Droits Politiques : Le Droit des Citoyens de changer leur Gouvernement
La Constitution prévoit le droit des citoyens de changer leur gouvernement de manière pacifique, et dans la pratique, les citoyens ont exercé ce droit par des élections périodiques basées sur le suffrage universel.
Dans la pratique, le système politique a changé de manière significative après la démission du Président Aristide le 29 février et son départ du pays.
Boniface Alexandre, Président de la Cour de Cassation, assume le poste de Président Intérimaire au vœu de la Constitution sur la recommandation du Conseil des Sages lui-même choisi par une Commission Tripartite incluant des représentants de Fanmi Lavalas, de la Plateforme Démocratique et de la Communauté Internationale, le Président choisit Gérard Latortue pour être son Premier Ministre Intérimaire.
Le 4 avril, des représentants du Gouvernement Intérimaire, des leaders de la Convergence Démocratique, le Groupe des 184 et au moins une faction des partis « non-alignés » conviennent d’un accord de transition qui définit le mandat du Gouvernement Intérimaire, l’engageant à organiser des élections en 2005.
A la fin de l’année, plusieurs membres de Lavalas et des supporteurs étrangers et nationaux accusent le Gouvernement Intérimaire de poursuivre une stratégie destinée à empêcher Fanmi Lavalas de participer au processus électoral. Certains groupes allèguent que plus de 100 membres de Fanmi Lavalas ont été illégalement emprisonnés. Le gouvernement intérimaire répond qu’il n’a détenu que ceux des membres de Fanmi Lavalas accusés d’avoir commis des crimes. Trois partisans de Fanmi Lavalas sont arrêtés en octobre pour leur rôle allégué dans la planification d’attaques durant l’Opération Bagdad. Le 24 décembre, le Gouvernement Intérimaire libère les membres de Fanmi Lavalas en attendant les résultats de l’enquête en cours sur leurs cas, cependant à la fin de l’année, l’ex-Premier Ministre Yvon Neptune, était encore en prison sur des accusations relatives aux tueries de La Scierie.
Transparence Internationale note que le pays est extrêmement corrompu et qu’il y a une perception publique de corruption répandue dans toutes les branches du gouvernement.
La caution monétaire requise des candidates aux postes officiels (si elles sont sponsorisées par un parti politique) est de la moitié de ce qui est exigé des candidats du sexe masculin. Trois des membres du Cabinet du Gouvernement Intérimaire sont des femmes.