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Nouvelles de l'Ambassade
 
 

Rapport des Droits Humains 2005

Rapport des Droits Humains pour Haiti 2005

Section 2. Le Respect des Libertés Civiles,  dont :

  1. La liberté d'expression et de la presse

La loi prévoit la liberté d'expression et de la presse, et dans la pratique, le gouvernement a généralement respecté ces droits. La presse écrite et électronique ont librement critiqué le gouvernement, mais dans la pratique, la plupart des journalistes ont admis la pratique  d’une forme d’autocensure pour éviter d'offenser les sponsors ou les personnes politiquement influentes.

Il y a trois journaux en langue française, qui ensemble, ont un tirage de moins de 20 mille lecteurs. Quelques journaux irrégulièrement  publiés ont  fréquemment critiqué les politiques du GIH et fortement  appuyé le régime Lavalas. Avec des taux d’analphabétisme de 52 pour cent pour les adultes et de 65 pour cent pour les jeunes et l'accès limité à la télévision, le médium le plus important est la radio, particulièrement les émissions en créole. Les 329 stations de radio  offrent un mélange de musique, de nouvelles et de discussions que beaucoup de citoyens considèrent comme le seul moyen  de se prononcer sur une variété de questions politiques, sociales et économiques. Les quelques stations qui diffusent des nouvelles ou  expriment des opinions expriment en toute liberté une  grande diversité de points de vue politiques.


Bien que la plupart des stations de radio et autres formes de télécommunications soient nominalement indépendants, ils sont soumis à une loi désignant l'état comme le seul et unique propriétaire des ondes. L'état loue les  fréquences de transmission aux entreprises privées, tout en gardant des droits de préemption pour les  cas d'urgence nationale, incluant les catastrophes naturelles. Le gouvernement n'a pas exercé ce droit dans la pratique.

En mai l'organisation non gouvernementale (ONG)  Reporters sans Frontières a publié un rapport  établissant que la liberté de la presse tout en  demeurant fragile s’était améliorée depuis le départ de l'ancien Président Aristide.


Le 14 janvier, un officier de la PNH a tué par balles le journaliste Abdias Jean au cours d’une opération antigang  à Cité de Dieu , à Port-au-Prince (voir section 1.a.).

Le 4 février, des assaillants ont attaqué deux journalistes de Radio Mégastar, une station  pro Lavalas  à Port-au-Prince. L’un d’eux a  reçu une balle devant la station et la PNH est réputée avoir blessé l'autre.


En mars, Frantz Altidor, directeur des nouvelles de Radio Provinciale dans la ville des Gonaives dans le nord-ouest a rapporté le harcèlement dont il était victime dû à sa demande d’excuses publiques de la  PNH pour  avoir annoncé une conférence de presse puis refusé l'entrée du commissariat aux journalistes une fois sur place. Une semaine plus tard, la maison d'Altidor a été investie; les agresseurs armés l’ont informé de ne pas se donner la peine d'appeler la  PNH car elle ne  l'aiderait pas.

En réponse à cet incident, les stations de radio des Gonaives ont tenu une "journée de solidarité" le 14 mars et ont seulement transmis des nouvelles  sur l'attaque perpétrée sur Altidor. Ce même soir,  Fritz Hubert Zamor de Radio Provinciale a  fait une interview à la radio avec Altidor. Plus tard  dans la soirée, la voiture de Jocelin Joseph de Radio Provinciale a été arrêtée et il a été accosté ; ses agresseurs ont fouillé sa voiture lui disant que s'ils trouvaient quelque indice qu'il était un membre de la presse ils le tueraient et le lanceraient dans un ravin. Ils ont affirmé qu'ils cherchaient des membres de la presse, dont Altidor et Zamor de Radio Provinciale, Marc André de Radio Indépendance et Honorat Marc Antoine de Radio Etincelles. Le 27 mars, le représentant  du gouvernement local de la région de l’Artibonite a rencontré les membres de l'Association des Journalistes du Haut Artibonite, dont Altidor et les a informés que directeur général de la  PNH enquêtait sur un groupe de 15 agents de police soupçonnés de travailler avec des gangs aux Gonaives. Le 4 avril, les autorités ont transféré 20 agents de police à d'autres postes.


Le 20 mars, le journaliste Robenson Laraque de Radio Telekontak  a été pris dans un échange de feu  lors d’une opération de la  MINUSTAH pour déloger des membres de l’ex-FAd’H à  Petit-Goâve (voir section 1.g.). Il a été  transporté en  République Dominicaine pour obtenir des soins médicaux, malheureusement, il a succombé à  ses blessures le 4 avril.

La célèbre journaliste et animatrice de programme Nancy Roc a  quitté temporairement le pays en mai dû à des menaces d'enlèvement. Elle avait déjà quitté le pays en décembre 2004 après des menaces publiques  proférées par le chef  rebelle Ravix Remissainthe et des menaces faites  en privé par une source pro-Aristide.


Le 14 juillet, la police a découvert le corps mutilé du populaire et influent journaliste Jacques Roche à Port-au-Prince. La mort de Roche a eu un grand impact sur la presse. Il a été rapporté que des membres de gang ont enlevé Roches à  cause de ses efforts de promotion de la société civile dans le pays. Quelques arrestations ont été faites en rapport avec son meurtre dont celle du Père Gérard Jean-Juste, soupçonné d'avoir orchestré le meurtre de Roche (voir section 1.d.).

 

Les personnes emprisonnées  pour les meurtres des  journalistes Brignol Lindor en 2001 et de Jean Dominique en 2000 se sont évadées en février 2004. La police a de nouveau mis la main sur deux d’entre eux accusés du meurtre de Dominique, Dynsley Millien et Daniel Jeudi-Jean, en août de cette année. Phillippe Markington, l'autre personne  accusée de ce meurtre,  était encore en liberté à la fin d'année. En mars de 2004, la police a arrêté le maire adjoint de Port-au-Prince Harold Sévère et l'agent de sécurité Rouspide Pétion pour leur rôle allégué dans l'assassinat de Dominique. En mars, un tribunal a nommé le sixième juge pour l’instruction de ce cas, mais il s'est  désisté au mois de  juin.

 

Il n'y a aucune restriction gouvernementale sur Internet ou la liberté académique.

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