jump over navigation bar
Embassy Sealdépartement d'État des États-Unis
Ambassade des États-Unis - Port Au Prince -Accueil flag graphic
Nouvelles de l'Ambassade
 
  Nouvelles de Washington Revues Electroniques

Rapport sur le Trafic de Personnes

Rapport sur le Trafic de Personnes

Haïti (Cas Particulier)

Publié par l’Office pour le Monitoring et la Lutte contre le Trafic Des Personnes
5 juin 2006


Haïti est un pays en transition depuis que la violence répandue et l’instabilité politique ont mené à la démission de l’ex-Président Jean Bertrand Aristide en février 2004. Un gouvernement intérimaire, Le Gouvernement Intérimaire d’Haïti (GIH), établi en mars 2004, a reçu le mandat d’organiser des élections présidentielles et législatives. Durant toute cette période, le GIH a lutté pour appréhender le problème de la criminalité et de l’insécurité répandue,  et celui de l’instabilité politique en général. Les élections, initialement planifiées pour novembre 2005 ont été renvoyées à février 2006. Le GIH a été empêché de se colleter aux défis du trafic des personnes par un grand manque de ressources, l’absence d’une force de police efficace, bien formée et bien équipée, et un système judiciaire presque tout à fait dysfonctionnel.

 En outre, Haïti n’avait ni parlement, ni les structures de base au niveau des gouvernements locaux en vue de promulguer et d’appliquer des législations, dont des lois contre le trafic de personnes.  Haïti est placée dans la catégorie des cas particuliers pour 2006 en constat de son état transitionnel et le fait qu’un gouvernement effectif doit être mis en place avant que le pays ne puisse se colleter aux défis relatifs au trafic des personnes. L’historique et les recommandations qui suivent sont fournis pour aider à guider les autorités du nouveau gouvernement.

Etendue et Ampleur. Haïti est un pays source, de transit et de destination pour les hommes, femmes et enfants trafiqués à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé. La plus grande partie du trafic en Haïti concerne des mères démunies qui confient la garde de leurs enfants à des familles plus aisées dans l’espoir qu’ils seront scolarisés et qu’ils trouveront des opportunités économiques. Cette pratique connue sous le vocable “restavèk” est  très répandue et implique l’exploitation sexuelle, la maltraitance physique, et des jeunes  forcés de se soumettre à des conditions de servitude involontaire, une forme très grave du trafic des personnes. Les autorités haïtiennes  estiment qu’il y a entre 90,000 à 120,000 enfants “restavèk”, alors que UNICEF et d’autres organisations internationales estiment que les nombres sont beaucoup plus élevés.

Il y a aussi un trafic de personnes transfrontière entre Haïti et la République Dominicaine. Des femmes et des enfants sont trafiqués vers Haïti à des fins d’exploitation sexuelle; et les haïtiens sont trafiqués vers la République Dominicaine à des fins de travaux forcés. Les organisations internationales estiment  que jusqu’à 3,000 enfants haïtiens sont trafiqués vers la République Dominicaine chaque année. Haïti est aussi un pays source et de transit pour la migration illégale.

Domaines d’Amélioration. Une fois en place, le nouveau Gouvernement devrait travailler au renforcement de  la capacité de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et de la Brigade pour la Protection des Mineurs (BPM) en vue d’enquêter et de poursuivre en justice tous les délits, dont les cas de trafic de personnes. Le Gouvernement devrait investir dans ses administrations de bien-être social (IBESR) en vue d’améliorer leur capacité d’identifier, de référer et de fournir des services aux enfants qui travaillent comme « restavèk». En outre, le gouvernement devrait déployer de grands efforts  pour améliorer son système judiciaire afin de permettre la poursuite efficace et l’adjudication des cas de trafic de personnes, promouvoir et appuyer les organisations de la société civile engagées dans la problématique du trafic des personnes, et travailler de concert avec la République Dominicaine afin d’améliorer la sécurité et aider les victimes potentielles de ce  trafic le long de la frontière. Enfin, Haïti devrait promulguer des lois globales contre ce trafic qui définit et punit le délit de trafic des personnes.

back to top ^

Page Tools:

Printer_icon.gif Print this article



 

    Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
    Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.


Ambassade des États-Unis